2006 : Le Festival et Schumann

Il y a 150 ans disparaissait Robert Schumann
Certainement le moins interprété des grands compositeurs romantiques allemands tant la place de Beethoven et de Schubert est importante dans la programmation des concerts et les enregistrements discographiques, Schumann est un musicien dont l’oeuvre, de grande envergure, mérite d’être découverte ou approfondie. C’est ce que nous allons vous proposer au cours de ces chaudes journées d’été.
En 1832, il devient éditeur d’une revue musicale où, avec des amis ils mettent en lumière la vie musicale européenne. Ils découvrent le génie de Chopin, font connaître Berlioz et admirent Brahms qui va devenir un de ses très proches. Mais la première dépression commet ses premiers ravages alors qu’il se consume d’amour. C’est en 1840 qu’il épouse Clara alors âgée de seulement 19 ans après bien des péripéties. Il s’ensuit une période de composition féconde et l’écriture de plus de 140 lieder, hymne à son amour pour sa femme. Celle-ci met d’ailleurs son talent en attente tant comme pianiste que compositrice afin de laisser son mari travailler. Elle lui suggère, après des oeuvres pour piano et ses lieder de composer une symphonie. Il s’y embourbe puis réussit après une pulsion créatrice et, sous la baguette de Mendelssohn, leur ami, elle triomphe dès sa création. Sa méthode de travail avec ses périodes de création compulsives suivies de dépressions de plus en plus marquées va le conduire à la mort en une dizaine d’années. Il ne réussira ni comme professeur ni comme chef d’orchestre par absence de concentration, la divagation poétique l’emportant en permanence. En 1854, il tente de se noyer mais échoue et on doit l’interner. Clara n’a pas le droit de visite et c’est Brahms qui jusqu’à sa fin lui rendra compte, de manière parfois déchirante, de son état jusqu’à sa fin en 1856. C’est à un triste anniversaire auquel nous sommes donc conviés mais le ressentirez vous à l’écoute de sa musique, ce n’est pas certain car ses périodes de composition étaient fécondes et l’on ne ressent pas de tristesse dans ses mouvements lents comme chez certains des compositeurs romantiques. Schumann a abordé tous les genres musicaux de son temps et le programme que nous proposons en est le reflet avec sa musique pour piano, ses lieder, sa musique de chambre ses symphonies et ses concertos pour piano, violon ou violoncelle. Oeuvres de Schumann à découvrir ou à réentendre cet été...
- op 16 Kreisleriana (1838) pour piano par Martha Argerich
- op 17 Fantaisie pour piano (1936/1838) par Clifford Curzon
- op 25 Cycle de lieder Myrthen pour voix et piano (1840) : n° 3, 9, 17 et 19 par Elizabeth Schwartzkopf soprano accompagnée par G. Moore ou G. Parsons au piano
- op 31 Gesange pour 1 voix et piano (1840) : n° 2 par E. Schwartzkopf
- op 41 Quatuors à cordes n°1 et n°3 (1842) par le quatuor Muir
- op 44 Quintette avec piano (1842) par le quatuor de Budapest et Rudolf Serkin au piano
- op 54 Concerto pour piano et orchestre (1841/1845) par l’orchestre de chambre d’Europe dirigé par Nikolaus Harnoncourt avec Maria Argerich au piano
- op 63 Trio avec piano (1847) enregistré à Prades en 1952. 2 disques disponibles
- op 70 Adagio et Allegro (1949) pour cor et piano, transcription pour clarinette et piano par Paul Meyer à la clarinette et Eric le Sage au piano
- op 73 Fantasiestücke pour clarinette et piano (1949) par P. Meyer et E. le Sage
et transcription pour violoncelle et piano par Pierre Fournier au violoncelle
- op 77 Lieder und Gesange pour 1 voix et piano, Livre 3 (1850) : n° 5 par E. Schwarztkopf
- op 82 5 Scènes de la forêt (1848/1849) pour piano par M J Pires
- op 85 Abenlied n° 12, transcription d’une pièce pour piano à 4 mains pour violoncelle et piano (1849) par P. Fournier
- op 94 Romance pour hautbois et piano (1849), transcription pour clarinette et piano par P. Meyer et E. le Sage
- op 99 Feuilles multicolores pour piano (1838/1849), extraits par M J Pires
- op 102 5 Morceaux dans le style populaire pour violoncelle et piano (1849) par Pablo Casals au violoncelle et L. Mannes au piano (Prades 1952) et transcription pour clarinette et piano par P. Meyer à la clarinette et E le Sage au piano
- op 105 Sonate pour piano et violon n°1 (1851) par Gidon Kremer au violon et Martha Argerich au piano
- op 113 Contes en images pour alto et piano (1851), transcription pour clarinette et piano par P Meyer à la clarinette et E le Sage au piano
- op 120 4ème symphonie (commencée en 1841 et entendue en 1853) par W. Furtwangler
- op 121 Sonate pour violon et piano n° 2 (1851) par Gidon Kremer au violon et Martha Argerich au piano
- op 129 Concerto pour violoncelle et orchestre (1850) par l’orchestre du festival de Prades dirigé par Eugène Ormandy avec Pablo Casals au violoncelle (Prades 1953) et par le Philarmonia Orchestra dirigé par Rafael Kubelik et Pierre Fournier au violoncelle
- sans opus concerto pour violon et orchestre (1853) par l’orchestre de chambre d’Europe dirigé par Nikolaus Harnoncourt avec Gidon Kremer au violon et par le Philarmonia Orchestra dirigé par Riccardo Muti et le même Gidon Kremer eu violon



Version française









